Boutique Biologiquement.comGinseng bio origines et caractéristiques

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Le ginseng bio antioxydant naturel puissant (Panax ginseng C.A. Meyer) est une plante originaire d’Asie du Nord-Est, dont la racine est réputée pour ses propriétés pharmaceutiques.

Le nom générique « Panax » vient des mots grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire « remède ». Panax (en français : panacée) désigne donc le remède universel. Le ginseng est une base essentielle de la pharmacopée asiatique et sa renommée est proverbiale en Asie.

Origines et appellations

Le ginseng le plus réputé est cultivé en Corée. Les Coréens l’appellent « insam » (인삼 ou 人参), la racine en forme d’homme ou « goryo insam » (고려인삼 ou 高麗人参). En effet, une racine âgée peut prendre une allure anthropomorphe (un tronc avec deux bras et deux jambes). Le mot « ginseng » vient du chinois mandarin « rénshēn », « rén » désignant « l’homme », et « shēn » signifiant « racine » (simplifié: 人参; traditionnel : 人蔘). « Rénshēn » est devenu ginseng comme une prononciation anglaise de la manière japonaise de lire ces caractères chinois. Cependant, aujourd’hui, le mot japonais correspondant à ces caractères, « ninjin » (人参?), signifie « carotte », et en japonais le ginseng s’appelle « chosen ninjin » (朝鮮人参?), à partir de Choson (朝鮮?), nom de la dernière dynastie régnante de Corée.
Le ginseng doit être cultivé pendant plusieurs années pour que le rhizome acquière toutes ses qualités. Selon l’âge de la plante, la racine se vendra à des prix plus ou moins élevés. Il s’agit cependant dans tous les cas d’un produit coûteux, car sa culture nécessite beaucoup de soin. Le commerce du ginseng est fortement encadré par l’État sud-coréen, afin d’assurer la qualité du label Ginseng coréen. Il arrive régulièrement qu’en Corée un promeneur chanceux découvre un ginseng sauvage. Le rhizome sera alors vendu aux enchères, à des prix inimaginables.

Ginseng bio origines et caractéristiques

Cultiver du ginseng

La culture du ginseng est possible en France métropolitaine. Il y est connu depuis 1711, grâce au Père Jartoux, un jésuite installé en Chine. Plante de sous bois (et non d’appartement !), le ginseng a besoin d’ombre naturelle (arbre, arbuste, mur…) ou artificielle (filet ombrière). Il aime les sols acides (pH de 6,3 à 6,8), légers (sableux ou humifères) pour y développer plus facilement sa racine. Mais pour le cultiver, il est préférable de le faire en bac rempli de bon terreau. À l’automne, il perd ses feuilles et tige et rentre en repos végétatif : à ce stade, il ne craint pas les gelées (jusqu’à -12 voire -15 °C). Il reprendra sa végétation à partir de son bourgeon terminal avec le réchauffement du printemps.
Sa raréfaction à l’état naturel a conduit Coréens et Chinois à mettre au point une technique de culture appropriée aux exigences de la plante. Elle réclame quatre à sept ans d’attention pour atteindre une teneur optimale en composés à usage pharmaceutique.

Caractéristiques

On y trouve plusieurs composés. Il comporte des ginsénosides, des triterpénoïdes (Terpénoïdes à 6 unités isoprène), dont le protopanaxadiol, sapogénine triterpénique à squelette damarane. Il pourrait augmenter la synthèse de NO par la paroi des vaisseaux, contribuant à un relâchement des fibres musculaires.
Le ginseng est avant tout un stimulant du système nerveux, physique et intellectuel et accroît la résistance physique. C’est un stimulant, vaso-moteur. Il a une action de fond sur l’organisme. Il est apprécié pour son caractère adaptogène : il permet une meilleure résistance aux divers stress. Des études scientifiques ont confirmé les remarquables propriétés du ginseng. La Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé reconnaissent l’usage du ginseng pour tonifier l’organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle et aider les convalescents à reprendre des forces. Plus généralement il permet de lutter contre l’asthénie fonctionnelle. Le ginseng a fait l’objet de très nombreux travaux de recherche. Ses principaux constituants bioactifs sont les ginsénosides, dont les multiples effets bénéfiques ont été mis en évidence expérimentalement, notamment leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants.
Le ginseng est utilisé en cas de fatigue générale, physique ou intellectuelle. Il est aussi utilisé dans des boissons énergisantes (Rockstar, Monster, NOS et AMP) comme stimulant. Depuis des millénaires, les médecines traditionnelles chinoises, japonaises et coréennes l’utilisent pour ses effets toniques et aphrodisiaques.

Parmi les éléments composants le ginseng, on trouve des molécules de la famille des saponine (=hétérosides de la serie des dammaranes= ginsénoside (chine) = panaxoside (Russie)). C’est, entre autres, cet élément qui procure au ginseng ses propriétés multi-fonctionnelles. Selon l’origine du ginseng, la quantité de saponine contenue dans la racine diffère. Une entreprise coréenne, propose une comparaison des différents ginseng en fonction de cet élément :
le ginseng rouge de Corée : 31 % ;
le ginseng blanc de Corée : 24 % ;
le ginseng de Chine : 15 % ;
le ginseng des États-Unis / Canada : 14 % ;
le ginseng du Japon : 8 %.

Effets secondaires et précautions d’emploi

Le ginseng peut interférer avec certains médicaments : il diminue ainsi l’efficacité d’un anti-coagulant, la warfarine. Il interfére également avec les examens permettant de doser le taux de digoxine sanguine, un médicament couramment employé lors des maladies cardiaques.
A fortes doses, il y a un risque d’effets secondaires : hypertension artérielle, troubles du comportement, diarrhée…
La prudence est de mise chez une femme enceinte, du fait de la similarité des ginsenosides avec certaines hormones sexuelles.

Bibliographie

Stephen Fulder, Le livre du ginseng, La Maisnie-Tredaniel, 1999 (ISBN 2844450563)
« Ginseng. Sans intérêt thérapeutique démontré, et sans garantie d’innocuité » in Prescrire : « Bien utiliser les plantes en situations de soins », n° spécial, été 2007, T. 27, n° 286.

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