Herbe divine, racine de vie, c’est ainsi que les Chinois ont qualifié cette plante qui, selon une légende, ne peut être cueillie que par les wa-pang-suis, chasseurs-cueilleurs spécialement formés et rassemblés en une guilde. C’est que, voyez-vous, la nuit, les racines changent de place.

Eh oui, heureusement, les wa-pang-suis peuvent les repérer grâce à une lueur particulière que la plante émet et qu’ils ont appris à reconnaître! Armés de minuscules arcs et de flèches en or attachées à un cordon, ils le chassent comme ils le feraient pour un gibier royal.

Prisé, donc, et glorifié par près du quart de la population du globe, le ginseng a fait l’objet, au cours des siècles, d’un commerce extrêmement lucratif. On a dit, qu’à cause de lui, de nombreuses fortunes se sont faites et défaites en un seul jour.

En Amérique, tout a commencé lorsque le père Francis Lafitau, dont la mission consistait à évangéliser les « Indiens » du Québec, découvrit, qu’il poussait une espèce indigène de ginseng dans nos forêts de feuillus. Il fit cette observation grâce au frère Jartoux, un jésuite vivant en Chine, qui lui avait fait parvenir une description du ginseng oriental. En peu de temps, il devint plus lucratif de courir les bois à la recherche de la racine que de cultiver la terre et nombre de fermiers abandonnèrent la culture du blé, pourtant denrée essentielle, pour s’adonner à cette activité. Ceux qui étaient restés sur les fermes se retrouvèrent rapidement sans main-d’oeuvre, les « Indiens » qu’ils embauchaient ayant abandonné leur travail pour partir à la recherche de cet or végétal qui promettait des revenus fabuleux. On a d’ailleurs assimilé ce formidable déplacement de personnes à la ruée vers l’or qu’a connue la Californie au XIXe siècle.

Dès le XVIIIe siècle, des tonnes de racines de ginseng étaient expédiées du Canada et des États-Unis vers la Chine, si bien qu’à la fin du XIXe siècle, la plante a pratiquement disparu du Québec et de l’Ontario, provinces où elle était particulièrement abondante. Aujourd’hui, elle ne survit d’ailleurs que dans de très rares stations, dont l’emplacement est gardé jalousement secret par quelques botanistes absolument incorruptibles. Vos chances, donc, de tomber sur une talle sauvage sont à peu près aussi grandes que celles de rencontrer un scarabée doré en pleine rue Sainte-Catherine. Idem pour les États-Unis, où le ginseng ne pousse plus que dans les endroits infestés de serpents, fréquentés uniquement par une poignée de cueilleurs au coeur solidement accroché.

En Asie, sa culture fait l’objet de soins attentifs. Ainsi, en Corée, le gros des cultures est confiné dans les limites d’une ancienne cité d’environ 40 kilomètres de diamètre, entièrement entourée de murs de pierre. Surveillées 24 heures sur 24 par des gardes armés, les cultures sont sous le monopole de l’État, qui détermine les normes de qualité, les prix et les volumes que les fermiers peuvent produire. Au Vietnam, où pousse une espèce locale rare, on a entouré de hautes clôtures métalliques les enceintes où elle s’est établie mais faute de budget pour exercer une véritable surveillance, les « braconniers » s’en donnent à coeur joie et sont en train de décimer les populations. En Chine, où il poussait jadis à l’état sauvage, il s’est quasiment éteint à cause de la surexploitation des forêts.

Son nom

Panax vient du grec pan, « tout », et akos, « soigne, guérit », qui, en français, a donné « panacée ». Chez les Romains, Panacea était la fille d’Esculape, dieu de la médecine.

Quant à « ginseng », il vient du chinois jen-shen, littéralement « plante-homme », par allusion au fait que les Chinois prisent tout particulièrement les racines dont la forme rappelle celle de l’être humain. À cause probablement d’une déformation linguistique, au Québec, on l’a appelé « ninzin », puis « ninzin aralié » (« aralié », parce qu’il appartient à la famille des araliacées). En passant, le terme « araliacées » dériverait d’un mot amérindien. Il aurait été communiqué à un botaniste français par un de ses confrères québécois pour finalement faire partie de la terminologie botanique officielle.

Il semble que notre espèce, le Panax quinquefolius (ou ginseng à cinq folioles) présente à peu près les mêmes caractéristiques que l’espèce asiatique, bien que certains lui attribuent des effets différents. Nous possédons également une autre espèce, le Panax trifolius, appelé « petit ginseng » ou « ginseng à trois folioles », dont la racine est plus petite et entièrement ronde mais elle n’a fait l’objet d’aucun commerce d’importance.

Et ça se mange?

À ma connaissance, il n’existe pas d’emplois culinaires pour le ginseng, ni chez les Amérindiens ni chez les Asiatiques, qui le considèrent comme un médicament en bonne et due forme. On a toutefois rapporté que certaines personnes en mâchaient volontiers, particulièrement lorsque la racine est fraîchement récoltée car elle est alors agréablement sucrée.

Dans la tradition macrobiotique, on consomme une boisson, le thé mu, qui renferme 16 plantes, dont le ginseng. Mais la consommation de ginseng pur n’est pas recommandée sur une base quotidienne.

Et ça soigne quoi?

Inutile de rappeler que les Asiatiques le considèrent comme un excellent aphrodisiaque, particulièrement pour les hommes dont la virilité s’estompe avec l’âge, les pôvres! De façon générale, la tradition orientale en fait un tonique particulièrement adapté aux personnes âgées, que ce soit pour rétablir un bon niveau de performances physiques ou une bonne activité mentale. Pour les Chinois, c’est le plus puissant des stimulants cordiaux, toniques, stomachiques et fébrifuges. Ils affirment qu’il « remplit le coeur d’hilarité », et que son emploi, même occasionnel, permet d’ajouter une dizaine d’années à la vie de quiconque en consomme.

Toutefois, la médecine traditionnelle chinoise le prescrit rarement seul, mais plutôt en mélange avec diverses autres plantes médicinales.

L’Europe a connu quelques vogues de ginseng, mais jamais comme l’Asie qui reste la région du globe où on le consomme le plus. En Amérique, on a employé le ginseng à cinq folioles pour ses propriétés toniques et stimulantes, particulièrement « pour relever les forces abattues par les excès », et pour stimuler la digestion. Toutefois, à la fin du XIXe siècle, son emploi dans la pratique régulière était à peu près abandonné. Aux États-Unis, il fut une époque où on l’estimait grandement pour soulager les problèmes digestifs. On lui attribuait la propriété de neutraliser le trop plein d’acide gastrique ainsi que les éructations désagréables qui en résultaient. Pour certains médecins, cette action avait aussi pour effet de soulager le rhume et les rhumatismes, ces dernières affections étant, selon les théories de l’heure, une conséquence directe d’un excès d’acide gastrique. Chose certaine, la plante mérite réellement d’être essayée dans les cas de troubles de l’estomac. On l’a également utilisée pour soulager les spasmes du hoquet et de l’asthme ainsi que les quintes de toux.

Bien que jamais attestés, les usages médicinaux du petit ginseng seraient, selon les Soeurs de la Providence, les mêmes que ceux du ginseng à cinq folioles.

La méthode traditionnelle chinoise pour préparer la racine de ginseng consiste à la débiter en copeaux que l’on place dans un récipient de grès. On verse de l’eau bouillante sur les copeaux et on place le récipient dans une casserole partiellement remplie d’eau (une sorte de bain-marie, en somme) et on chauffe le tout à petit feu pendant six heures. On l’a également préparée en la râpant finement et en ajoutant de ¼ à ½ c. à thé de cette poudre dans un quart de litre d’eau bouillante; ou encore en la brisant en petits morceaux que l’on fait cuire 45 minutes dans de l’eau bouillante, à raison de 3 c. à thé par tasse d’eau.

On peut également préparer une infusion avec les feuilles. Quant aux fleurs, qu’en principe on ne laisse s’épanouir que sur une faible proportion de plants afin d’obtenir une racine plus vigoureuse, les Coréens en préparent une tisane qui est hautement estimée.

Contre l’impuissance, on a recommandé de le prendre sous la forme de poudre pure, à raison de 2 g par jour à avaler avec du liquide ou une bouchée d’aliments au repas du midi. Faire des cures de trois semaines. Et si vous désirez conquérir l’homme ou la femme de votre vie, voici la recette d’un philtre d’amour absolument infaillible.

Philtre d’amour

Dans son Aromathérapie, le docteur Jean Valnet propose une recette de vin aphrodisiaque qui consiste à faire macérer pendant 15 jours 30 g de cannelle, 30 g de vanille, 30 g de ginseng et 30 g de rhubarbe dans un litre de vin de Malaga ou de vin vieux de Chablis. On filtre et on ajoute ensuite quinze gouttes de teinture d’ambre.

Si vous ne trouvez pas de rhubarbe ou de teinture d’ambre, remplacez-les par une branche de romarin, 3 pincées de thym, 3 pincées de noix muscade, quelques feuilles de menthe et une dizaine de pétales de rose, que vous ferez macérer avec les autres plantes.

Il n’est pas interdit d’ajouter au philtre de la bave de crapaud, laquelle ne consiste pas en ces petits dépôts d’écume qu’on trouve un peu partout sur les plantes pendant l’été puisqu’il s’agit là de sécrétions renfermant des oeufs d’insectes. Non, il n’y a rien à faire, la bave de crapaud, il faut la prélever directement sur les crapauds.

Ginseng bio herbe divine, racine de vie

Ginseng bio herbe divine, racine de vie

Son mode de culture

Les semences de ginseng vendues dans le commerce sont généralement stratifiées, c’est-à-dire qu’elles ont été artificiellement gardées au froid afin de « briser » leur état de dormance. Ce qui a l’avantage de faire gagner un an sur la culture.

Si vous possédez de la terre et décidez d’y implanter du ginseng, le petit bouquin de A. R. Harding Ginseng and Other Medicinal Plants, d’abord publié en 1908, et qui a connu plusieurs rééditions, reste la référence de base.

Toutefois, si l’univers ne s’est pas montré particulièrement généreux à votre endroit et que vous ne possédiez qu’un bout de balcon, il est tout de même possible de cultiver du ginseng en contenant, en autant qu’il ne soit pas exposé à la lumière crue du soleil d’été et qu’il soit protégé des vents glacés de l’hiver.

Semis de ginseng

Le ginseng se contentera également d’une cour à l’ombre, comme il y en a des tas dans les grandes villes, ou d’un petit bout de terrain à la campagne. Dans tous les cas, voici comment faire :

1) Préparez un bon terreau à base de terre à jardin, de mousse de tourbe (ou de terreau de feuilles mortes si vous pouvez mettre la main sur cette précieuse substance), de vermiculite et de sable horticole, à parts égales. Pour la culture en pot, utilisez les mêmes ingrédients, en plus d’ajouter un bon compost, qui entrera pour un tiers dans le mélange, et un peu de poudre d’os.

2) Remplissez de ce terreau des bacs de culture – de bois, de polystyrène, de fibre – ou des pots d’argile ou de plastique. Assurez-vous que vos contenants ont des trous pour le drainage.

3) Dans les bacs, semez vos graines à 2 cm ou 3 cm de profondeur et à 2 cm d’espacement. Dans les pots, mettez tout au plus une dizaine de graines par pot, qu’à la levée il faudra éclaircir de façon à n’avoir qu’un seul plant par pot.

4) Placez bacs ou pots à l’extérieur dans un endroit qui recevra la lumière du soleil au printemps. Pour les bacs, il n’est pas nécessaire que l’endroit soit très ombragé car vous transplanterez vos plants assez tôt la saison suivante. Pour les pots, placez-les dans un endroit ombragé ou assurez-vous de pouvoir les déplacer à la fin du printemps de l’année suivante.

5) En milieu rural, entourez bacs ou pots d’un grillage dont les mailles ont environ 1 cm (de type grillage de cage à lapin) afin d’éviter que les rongeurs n’en fassent leur festin d’hiver (les mulots sont très friands des graines; c’est même l’une des principales raisons de l’échec des cultures en semis direct).

6) Recouvrez le tout d’un épais tapis de feuilles mortes (15 cm).

7) Au printemps, enlevez le paillis et assurez-vous que la terre des bacs reste humide mais non détrempée. Quand les plants auront deux vraies feuilles, transplantez-les délicatement à 20 cm d’espacement, en utilisant un transplantoir pointu pour ouvrir le chemin aux jeunes racines. Comme on l’a dit plus haut, l’endroit doit être ombragé. S’il ne l’est pas, vous aurez pris soin de construire un abri assez élevé (au moins 2 m) recouvert tant sur les côtés que sur le dessus, de clôture à neige. L’espacement des lattes de bois permet d’apporter exactement le rapport lumière:ombre dont le ginseng a besoin pour s’épanouir.

On peut également se procurer des racines d’un an chez un producteur et les transplanter tel qu’indiqué ci-dessus.


La vie moderne pousse la majorité d’entre nous à consommer excitants: thé, café, chocolat, tabac, sucre, viande. Il serait pourtant simple de remplacer toutes ces substances par des stimulantsvéritables, commevitamine C, gelée royale, ginseng ou autres plantes toniques(eleuthérocoque, cannelle, clou de girofle, romarin, thym, sarriette, etc.).(voir plantes stimulantes)

La grande différence entre les excitants et les stimulants, réside dans le type d’énergie qu’ils dispensent. Ainsi, les excitants brûlent l’énergie de l’organisme (en épuisant généralement les surrénales), alors que les stimulants apportent au corps et à l’esprit les éléments vitaux (vitamines, minéraux et autres) dont ils ont besoin pour fonctionner à plein rendement. A très court terme, les excitants sont évidemment plus spectaculaires, mais à moyen et long termes, les stimulants gagnent sur toute la ligne !

Avant tout se revitaliser passe par l’adoption d’une alimentation à la fois hypotoxique et stimulante,
c’est-à-dire bio et exclusivement composée de fruits frais pris en dehors des repas, de légumes crus en entrée, de légumes cuits à la vapeur, de céréales complètes, de légumineuses, d’oléagineux dans les salades et les desserts, de fromages frais, d’aromates et de condiments complets et naturels, d’huiles de première pression à froid, de compléments alimentaires, et d’eau peu minéralisée (Roucous) à boire hors des repas.
Mais au delà de la diététique, il est indispensable d’avoir une bonne hygiène de vie, et d’évacuer les stress, afin de rétablir une bonne énergie psycho-émotionnelle..

Le ginseng est une plante herbacée vivace appartenant au genre Panax de la famille des Araliacées, dont la taille, à l’âge adulte, varie entre 30 et 80cm, avec une grosse racine tubéreuse, qui pousse exclusivement, à l’état naturel, sur les versants méridionaux des montagnes humides au milieu d’épaisses forêts dans certaines régions de l’Est Asiatique (Mandchourie, Corée, Sibérie) et de l’Amérique du Nord.
Seule la racine est utilisée en médecine et plus particulièrement celle de la variété : Panax ginseng C.A. Meyer dont la réputation est la plus ancienne et encore la plus grande.

GINSENG "RACINE DE VIE" & PLANTES STIMULANTES

GINSENG “RACINE DE VIE” & PLANTES STIMULANTES

1. GENERALITES

En Extrême-Orient, l’usage de la racine de ginseng remonte à plus de 4000 ans et a toujours occupé une place d’honneur dans la pharmacopée chinoise où elle figurait parmi les «produits miracles». Cette «racine de vie», comme elle était appelée, fut longtemps considérée comme une panacée, c’est-à-dire souveraine contre toutes les maladies, au point qu’elle était, dans ces temps anciens, payée à son poids d’or ou de pierres précieuses, ce qui la faisait réserver uniquement à l’Empereur et aux grands seigneurs féodaux.
En Occident, par contre, le ginseng est resté pratiquement inconnu jusqu’au 18ème siècle et n’est vraiment utilisé en thérapeutique médicale que depuis quelques décennies.
Ce n’est qu’au début XVIIIIe qu’elle fut introduite en Occident, pour y connaître une gloire passagère avant de tomber dans l’oubli pendant tout le XIXe et une bonne partie du XXe siècle.
Il fallut attendre les années 60 pour que la mode s’en empare à nouveau, et en fasse un stimulant et un aphrodisiaque. Mais, traditionnellement, le ginseng ne se borne pas à cette indication restreinte.

2- CULTURE ET RÉCOLTE

L’extraction systématique du ginseng sauvage, au fil des siècles, a provoqué sa disparition quasi complète et c’est seulement grâce à des méthodes de culture appropriées reconstituant les conditions naturelles de pousse forestière que l’on peut toujours en bénéficier. Cette culture biologique est délicate et réclame des soins attentifs pendant toute la période de maturation de la racine qui s’étale en moyenne sur 6 à 7 années.
Sitôt la récolte effectuée, les racines sont sélectionnées et soigneusement lavées avant d’être séchées au soleil. Ainsi préparées, ces racines sont alors placées dans des récipients adaptés pour une parfaite conservation dans l’attente de leur commercialisation.

3- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE

Parmi les innombrables travaux scientifiques effectués à ce jour, chez l’homme et chez l’animal, on peut retenir essentiellement que le ginseng :
• est d’une totale innocuité(aux doses prescrites)
• et qu’il présente de nombreuses propriétés très intéressantes, parmi lesquelles notamment
-une augmentation de la résistance à la fatigue, aux troubles des changements de saison, et au stress en général;
-une action sur le systeme nerveux central avant tout, stimulant et relaxant le cortex, il améliore l’activité cérébrale dans son ensemble et la memoire en particulier.
Рstomachique, il exerce une action favorable sur les m̩tabolismes glucidique, lipidique et prot̩ique;
-une régularisation des troubles tensionnels, tendant à ramener la tension artérielle vers la normale quel que soit le sens de ses variations;
-un accroissement de la vitalité et un ralentissement des effets du vieillissement.
-il accroît la quantité de globules rouges, détoxique le foie, diminue le cholesterol, équilibre les rythmes cardiaque et respiratoire.
-vasomoteur, il active les échanges (glycogenèse, diurèse avec élimination d’urée).

4- COMPOSITION

La racine de Panax ginseng C.A. Meyer contient
– un certain pourcentage d’eau;
Рdes glucides (sucres), tout particuli̬rement des h̩t̩rosides qui repr̩sentent les principes actifs majeurs et qui portent le nom de ginsenosides;
Рdes lipides (corps gras), essentiellement sous forme de triglyc̩rides;
– des protides (substances azotées) sous forme d’acides aminés, dont une forte proportion d’arginine;
Рdes ̩l̩ments min̩raux : aluminium, arsenic, cobalt, cuivre, fer, mangan̬se, phosphore, potassium, silice, vanadium;
– des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3-PP, B5, B6, B8-H, B9, B12, C, E;
Рdes enzymes amylase, invertase et ph̩nolase;
– divers constituants non négligeables : la choline, le panacène, des oestrogènes, des phytostérols, des bases d’acides nucléiques et des nucléosides.
Рsaponines, gins̩nosides, essences, st̩rols.

5- PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS

Une grande part du mystère auréolant le ginseng est très certainement due à la forme (tout comme le mandragore) relativement anthropomorphique de sa racine. Pour cette raison, la composante psychosomatique, ne doit certainement pas être écartée, parmi ses vertus thérapeutiques.
РLe ginseng peut ̻tre consid̩r̩ comme un
• REVITALISANT et DYNAMISANT, qui augmente l’énergie vitale avec sensation de bien-être.
• FORTIFIANT, augmente de façon notable les possibilités de résistance au stress en général (ANTI-STRESS).
• STIMULANT et TONIFIANT GENERAL, dans les domaines physiques, intellectuels, nerveux, cardiaque, pulmonaire, psychiques et sexuel (ANTI-FATIGUE), dans un cadre physiologique.
• RÉÉQUILIBRANT et RÉGULATEUR, au niveau de nombreux métabolismes des grandes fonctions de l’organisme.
Il est indiqué essentiellement
a) Chez le bien portant
– Meilleure résistance physique (SPORTIFS) et intellectuelle (PRÉPARATION AUX EXAMENS).
РPr̩vention du vieillissement.
Рd̩puratif
b) Chez le malade :
le ginseng est une des meilleures plantes toniques indiquée en cas de
РAsth̩nies, convalescences, anorexies, amaigrissements, troubles de la s̩nescence.
РInsuffisance cardiaque, troubles de la tension art̩rielle, art̩rioscl̩rose.
– Asthénie sexuelle et certaines formes d’impuissance ou de frigidité.
РAnxi̩t̩, depressions nerveuses, deprime, affections psychosomatiques, troubles de la m̩moire.
РTroubles de la m̩nopause (bouff̩es de chaleur en particulier), et diabete.
РArthrose, douleurs rhumatismales (antalgique), et cures de d̩sintoxication diverses.

Il trouvera donc son emploi non seulement lorsqu’on se sent fatigué, mais aussi quand on manque d’appétit, quand on subit un refroidissement (rhumes, fièvre, pleurésie…), lorsqu’on souffre de divers symptômes liés à l’artériosclérose, tels que vertiges, éblouissements, bourdonnements d’oreilles, ou maux de tête, ou enfin dans de nombreux troubles psychosomatiques…

6- PRÉSENTATION ET POSOLOGIE

Les présentations les plus utilisées (et disponibles chez biogassendi notamment) sont:
• sous forme de poudre de racine sèche, représentant le totum végétal de la racine (en pot ou gelules);
• sous forme liquide (flacons ou ampoules) 250ml avec 50g de racines fraiches
• inclus dans differentes composition: ginseng + guarana + gingembre , ginseng +gelée royale, …
La posologie journalière moyenne de poudre de racine sèche chez l’adulte de poids normal se situe entre 1 et 3 g, à prendre par voie buccale matin et midi peu avant les repas, en cures de durée variable selon les indications.
Absence d’accoutumance et de troubles secondaires aux doses conseillées ci-dessus.


Le ginseng bio antioxydant naturel puissant est très réputé un peu partout à travers le monde et pour cause : les bienfaits du ginseng sur l’organisme sont fort nombreux.

Que ce soit pour des problèmes liés à la fatigue, au stress, à l’épuisement physique et intellectuel, ou encore pour contrer des troubles érectiles, des problèmes liés à la ménopause, au vieillissement, etc, le ginseng peut vous être d’une aide précieuse. Découvrez les bienfaits que peut vous apporter cette formidable racine au quotidien.

le Ginseng, une racine aux multiples bienfaits

le Ginseng, une racine aux multiples bienfaits

Qu’est-ce que le ginseng ?

Le ginseng (Panax Ginseng C.A. Meyer) est une plante herbacée vivace originaire d’Asie. Le ginseng le plus réputé est cultivé en Corée. Lorsqu’il a atteint sa taille adulte, il mesure généralement entre 30 cm et un mètre. Plusieurs années sont nécessaires à sa culture (environ cinq ans), ce qui en fait un produit assez cher.

Ce sont les racines du ginseng qui contiennent les composants essentiels à notre organisme, à savoir les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments. Ainsi, en consommant du ginseng, on apporte de nombreux éléments nutritifs à notre corps, tels que des vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, C et E, du sélénium, du phosphore, du fer, du manganèse, du cobalt, du potassium, des enzymes (amylase, invertase et phénolase), de l’acide folique, des glucides, des protides, des lipides, etc.

Les bienfaits du ginseng sur notre organisme

Le ginseng aide à combattre la fatigue, le stress, le surmenage physique et intellectuel. Il constitue un excellent stimulant physique, intellectuel et nerveux ; la concentration et la mémoire sont donc améliorées. Par ailleurs, il renforce le système immunitaire et la résistance physique. Sur le plan du vieillissement prématuré, le ginseng a une action très bénéfique également et contre les symptômes tels que les vertiges, les pertes de mémoire, les troubles de l’humeur, etc.

Il peut être aussi d’une grande utilité pour les femmes ménopausées en diminuant les bouffées de chaleur, les coups de fatigue, l’irritabilité, etc. Pour les problèmes sexuels (libido en baisse, problèmes d’érection ) le ginseng s’avère être un aliment très intéressant également.
Les ginsénosides demeurent les principaux constituants bioactifs du ginseng. Parmi les nombreux effets bénéfiques qu’ils présentent pour l’organisme, citons leurs actions antioxydante, anti-inflammatoire et anticancéreuse.

Ginseng et contre-indications

Le ginseng, malgré ses innombrables vertus, ne convient toutefois pas à tout le monde. En effet, il est déconseillé aux jeunes enfants ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitant. Les personnes diabétiques et les personnes souffrant de problèmes cardiaques doivent quant à elles consulter leur médecin avant de faire une cure de ginseng.

En cas d’hypertension artérielle ou de problèmes de coagulation, il est déconseillé de consommer du ginseng. Notez que des effets secondaires peuvent survenir en cas d’excès, notamment de l’insomnie ou des douleurs gastro-intestinales. Pour être efficace et donner des résultats satisfaisants, la cure doit se prolonger au-delà de trois semaines.


Le ginseng bio antioxydant naturel puissant (Panax ginseng C.A. Meyer) est une plante originaire d’Asie du Nord-Est, dont la racine est réputée pour ses propriétés pharmaceutiques.

Le nom générique « Panax » vient des mots grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire « remède ». Panax (en français : panacée) désigne donc le remède universel. Le ginseng est une base essentielle de la pharmacopée asiatique et sa renommée est proverbiale en Asie.

Origines et appellations

Le ginseng le plus réputé est cultivé en Corée. Les Coréens l’appellent « insam » (인삼 ou 人参), la racine en forme d’homme ou « goryo insam » (고려인삼 ou 高麗人参). En effet, une racine âgée peut prendre une allure anthropomorphe (un tronc avec deux bras et deux jambes). Le mot « ginseng » vient du chinois mandarin « rénshēn », « rén » désignant « l’homme », et « shēn » signifiant « racine » (simplifié: 人参; traditionnel : 人蔘). « Rénshēn » est devenu ginseng comme une prononciation anglaise de la manière japonaise de lire ces caractères chinois. Cependant, aujourd’hui, le mot japonais correspondant à ces caractères, « ninjin » (人参?), signifie « carotte », et en japonais le ginseng s’appelle « chosen ninjin » (朝鮮人参?), à partir de Choson (朝鮮?), nom de la dernière dynastie régnante de Corée.
Le ginseng doit être cultivé pendant plusieurs années pour que le rhizome acquière toutes ses qualités. Selon l’âge de la plante, la racine se vendra à des prix plus ou moins élevés. Il s’agit cependant dans tous les cas d’un produit coûteux, car sa culture nécessite beaucoup de soin. Le commerce du ginseng est fortement encadré par l’État sud-coréen, afin d’assurer la qualité du label Ginseng coréen. Il arrive régulièrement qu’en Corée un promeneur chanceux découvre un ginseng sauvage. Le rhizome sera alors vendu aux enchères, à des prix inimaginables.

Ginseng bio origines et caractéristiques

Cultiver du ginseng

La culture du ginseng est possible en France métropolitaine. Il y est connu depuis 1711, grâce au Père Jartoux, un jésuite installé en Chine. Plante de sous bois (et non d’appartement !), le ginseng a besoin d’ombre naturelle (arbre, arbuste, mur…) ou artificielle (filet ombrière). Il aime les sols acides (pH de 6,3 à 6,8), légers (sableux ou humifères) pour y développer plus facilement sa racine. Mais pour le cultiver, il est préférable de le faire en bac rempli de bon terreau. À l’automne, il perd ses feuilles et tige et rentre en repos végétatif : à ce stade, il ne craint pas les gelées (jusqu’à -12 voire -15 °C). Il reprendra sa végétation à partir de son bourgeon terminal avec le réchauffement du printemps.
Sa raréfaction à l’état naturel a conduit Coréens et Chinois à mettre au point une technique de culture appropriée aux exigences de la plante. Elle réclame quatre à sept ans d’attention pour atteindre une teneur optimale en composés à usage pharmaceutique.

Caractéristiques

On y trouve plusieurs composés. Il comporte des ginsénosides, des triterpénoïdes (Terpénoïdes à 6 unités isoprène), dont le protopanaxadiol, sapogénine triterpénique à squelette damarane. Il pourrait augmenter la synthèse de NO par la paroi des vaisseaux, contribuant à un relâchement des fibres musculaires.
Le ginseng est avant tout un stimulant du système nerveux, physique et intellectuel et accroît la résistance physique. C’est un stimulant, vaso-moteur. Il a une action de fond sur l’organisme. Il est apprécié pour son caractère adaptogène : il permet une meilleure résistance aux divers stress. Des études scientifiques ont confirmé les remarquables propriétés du ginseng. La Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé reconnaissent l’usage du ginseng pour tonifier l’organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle et aider les convalescents à reprendre des forces. Plus généralement il permet de lutter contre l’asthénie fonctionnelle. Le ginseng a fait l’objet de très nombreux travaux de recherche. Ses principaux constituants bioactifs sont les ginsénosides, dont les multiples effets bénéfiques ont été mis en évidence expérimentalement, notamment leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants.
Le ginseng est utilisé en cas de fatigue générale, physique ou intellectuelle. Il est aussi utilisé dans des boissons énergisantes (Rockstar, Monster, NOS et AMP) comme stimulant. Depuis des millénaires, les médecines traditionnelles chinoises, japonaises et coréennes l’utilisent pour ses effets toniques et aphrodisiaques.

Parmi les éléments composants le ginseng, on trouve des molécules de la famille des saponine (=hétérosides de la serie des dammaranes= ginsénoside (chine) = panaxoside (Russie)). C’est, entre autres, cet élément qui procure au ginseng ses propriétés multi-fonctionnelles. Selon l’origine du ginseng, la quantité de saponine contenue dans la racine diffère. Une entreprise coréenne, propose une comparaison des différents ginseng en fonction de cet élément :
le ginseng rouge de Corée : 31 % ;
le ginseng blanc de Corée : 24 % ;
le ginseng de Chine : 15 % ;
le ginseng des États-Unis / Canada : 14 % ;
le ginseng du Japon : 8 %.

Effets secondaires et précautions d’emploi

Le ginseng peut interférer avec certains médicaments : il diminue ainsi l’efficacité d’un anti-coagulant, la warfarine. Il interfére également avec les examens permettant de doser le taux de digoxine sanguine, un médicament couramment employé lors des maladies cardiaques.
A fortes doses, il y a un risque d’effets secondaires : hypertension artérielle, troubles du comportement, diarrhée…
La prudence est de mise chez une femme enceinte, du fait de la similarité des ginsenosides avec certaines hormones sexuelles.

Bibliographie

Stephen Fulder, Le livre du ginseng, La Maisnie-Tredaniel, 1999 (ISBN 2844450563)
« Ginseng. Sans intérêt thérapeutique démontré, et sans garantie d’innocuité » in Prescrire : « Bien utiliser les plantes en situations de soins », n° spécial, été 2007, T. 27, n° 286.